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Impôt sur le revenu 2027 : à quelles mesures faut-il s'attendre après les élections ?

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Équipe e-RH Pro
20 min de lecture
IR 2027 au Maroc : barème reconduit ou nouvelle réforme ? Bilan chiffré 2025-2026 (seuil 40 000 DH, taux marginal 37 %), loi-cadre 69-19, attentes syndicales et scénarios.
Impôt sur le revenu 2027 : à quelles mesures faut-il s'attendre après les élections ?
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Expert ERH Pro

Expert en droit du travail & ressources humaines, Maroc

Spécialiste du droit du travail marocain avec plus de 10 ans d'expérience en gestion des ressources humaines et en conseil juridique pour les entreprises marocaines. Ses guides et analyses sont publiés sur e-RH Pro, la référence RH au Maroc.

Contenu vérifié par des expertsDernière révision : 2026-08-22

La réforme de l'impôt sur le revenu (IR) est l'un des chantiers sociaux les plus visibles du mandat qui s'achève : seuil d'exonération relevé à 40 000 dirhams, taux marginal ramené à 37 %, déductions pour charges de famille revalorisées deux années de suite. Mais que réserve 2027 ? La question se pose avec une acuité particulière, car le projet de loi de finances (PLF) 2027 sera préparé par le gouvernement sortant, voté après les élections législatives du 23 septembre 2026 et exécuté par la nouvelle équipe issue des urnes.

Dans cet article de clôture de notre série sur la rentrée sociale, nous faisons le point sur ce qui est déjà acté, ce que la loi-cadre 69-19 promet encore, ce que les syndicats continuent de réclamer, et quels scénarios prudents envisager pour votre bulletin de paie — ou votre paramétrage de paie — en 2027. Un principe guide tout le texte : distinguer clairement le confirmé du spéculatif.

8,6 MMDHCoût total de la réforme de l'IR engagée en 2025 (gouvernement)
40 000 DHSeuil d'exonération annuel du barème en vigueur (2025-2026)
37 %Taux marginal maximum depuis 2025 (contre 38 % avant)
23/09/2026Législatives : le PLF 2027 sera voté par la nouvelle majorité

En résumé

  • Le barème IR en vigueur en 2026 est issu de la réforme de la loi de finances 2025 : exonération jusqu'à 40 000 DH de revenu net imposable par an, six tranches de 0 % à 37 %, pour un coût budgétaire de 8,6 milliards de dirhams annoncé par le porte-parole du gouvernement (Finances News Hebdo, février 2025).
  • La loi de finances 2026 n'a pas touché au barème : elle a relevé la déduction pour charges de famille de 500 à 600 DH par personne (plafond 3 600 DH) et exonéré les pensions de retraite complémentaire CIMR sous conditions, selon la note circulaire n° 737 de la DGI (27 février 2026).
  • Les syndicats, CDT en tête, continuent de réclamer une nouvelle réforme de l'IR au titre du pouvoir d'achat ; la session du dialogue social d'avril 2026 a chiffré à 48,3 milliards de dirhams le coût global des engagements sociaux en 2026, dont la révision de l'IR (Médias24).
  • La loi-cadre 69-19 fixe le cap pluriannuel : élargir l'assiette, baisser la pression sur les contribuables conformes, convergence de l'IS vers un taux unifié de 20 % à l'horizon 2027, poursuite de la réforme de la TVA.
  • Calendrier décisif : le PLF 2027 est cadré depuis le 5 août 2026 par le gouvernement sortant, les élections législatives ont lieu le 23 septembre 2026, et le budget sera déposé au Parlement en octobre. D'ici là, aucune mesure IR 2027 n'est officiellement arrêtée.

1. Bilan chiffré : ce que la réforme de l'IR a déjà changé sur votre bulletin de paie

Avant de spéculer sur 2027, rappelons d'où l'on vient. Le Maroc vivait depuis 2010 avec le même barème d'IR. La loi de finances 2025 a opéré la première refonte complète depuis quinze ans, confirmée par le porte-parole du gouvernement Mustapha Baitas en février 2025 : un coût global de 8,6 milliards de dirhams pour la réduction de l'IR, financé par le budget de l'État (Finances News Hebdo, 7 février 2025).

1.1 Le barème en vigueur en 2026 (issu de la LF 2025)

Tranche de revenu net imposable (DH/an)TauxSomme à déduire (DH)
0 – 40 0000 %0
40 001 – 60 00010 %4 000
60 001 – 80 00020 %10 000
80 001 – 100 00030 %18 000
100 001 – 180 00034 %22 000
Plus de 180 00037 %27 400

Source : barème confirmé par les synthèses professionnelles 2026 (ClicPaie, LEMBRA Conseil, Beegma Paie) et cohérent avec l'annonce gouvernementale. Le seuil d'exonération est passé de 30 000 à 40 000 DH et le taux marginal de 38 % à 37 %.

1.2 Les gagnants mesurés par le gouvernement

Lors du point de presse suivant le Conseil de gouvernement, l'exécutif a livré des chiffres précis (Finances News Hebdo) :

  • La part des contribuables totalement exonérés d'IR est passée de 71,4 % à 80 % ;
  • L'ensemble des salaires mensuels inférieurs à 6 000 DH est exonéré d'IR ;
  • Les salaires inférieurs à 15 000 DH captent 69,9 % de l'effort financier global de la réforme ;
  • Un salarié à 10 000 DH/mois gagne environ 435 DH de plus par mois ; un salaire net de 20 000 DH/mois environ 526 DH de plus ;
  • En parallèle, l'exonération totale d'IR des pensions des régimes de retraite de base a profité à 164 744 retraités, pour un coût d'environ 1 milliard de dirhams — à la CMR, 86 % des retraités sont exonérés.

La réforme découlait directement de l'accord du dialogue social d'avril 2024 : c'est un engagement social, pas une simple mesure technique. C'est précisément pour cela que la question « et en 2027 ? » est aussi politique que fiscale.

2. Loi de finances 2026 : ce qui a été ajouté sans toucher au barème

La loi de finances n° 50-25 pour 2026 n'a pas modifié les tranches de l'IR. En revanche, elle a ajouté plusieurs mesures favorables aux ménages, détaillées par la note circulaire n° 737 de la DGI, publiée le 27 février 2026 (résumé par le cabinet Aafir, expert-comptable à Tanger).

2.1 Charges de famille : 600 DH par personne à charge

La réduction annuelle pour charge de famille est passée de 500 à 600 DH par personne à charge, avec un plafond relevé de 3 000 à 3 600 DH (toujours six personnes maximum : conjoint et enfants de moins de 27 ans dont le revenu annuel ne dépasse pas 40 000 DH). Concrètement, un salarié marié avec deux enfants économise 1 800 DH d'IR par an au titre de cette seule mesure, contre 1 500 DH en 2025. L'évolution depuis 2024 est nette :

AnnéeDéduction par personne à chargePlafond (6 personnes)
2024 et avant360 DH/an2 160 DH/an
2025500 DH/an3 000 DH/an
2026600 DH/an3 600 DH/an

2.2 Pensions CIMR exonérées sous conditions

Autre mesure 2026 : l'exonération d'IR des pensions de retraite complémentaire versées par la CIMR dans le cadre de contrats d'assurance retraite complémentaire de groupe, lorsque les cotisations ont été retenues et versées par l'employeur. La note circulaire 737 exclut expressément les contrats individuels et tout versement avant le départ à la retraite. Une bonne nouvelle pour les cadres du privé bénéficiant d'un plan d'entreprise.

2.3 Et les frais professionnels ?

Stables en 2026 : l'abattement forfaitaire pour frais professionnels reste fixé par la loi de finances 2023 — 35 % si le salaire brut annuel est inférieur ou égal à 78 000 DH, 25 % au-delà, dans la limite d'un plafond annuel de 35 000 DH. Un paramètre que les responsables paie connaissent bien et qui ne bouge pas d'une année sur l'autre depuis trois exercices.

3. Loi-cadre 69-19 : la feuille de route fiscale qui engage aussi 2027

Pour répondre à « que prévoir pour l'IR 2027 ? », il faut regarder au-delà des lois de finances annuelles : la loi-cadre n° 69-19 portant réforme fiscale, promulguée par le dahir n° 1-21-86 du 26 juillet 2021. Ce texte fixe les objectifs de la réforme pour plusieurs années, et chaque budget annuel en est une étape de mise en œuvre (ministère de l'Économie et des Finances, jurifast.ma).

3.1 Les grands engagements de la loi-cadre

  • Élargir l'assiette fiscale pour financer les politiques publiques sans augmenter la pression sur les contribuables déjà intégrés au système ;
  • Réduire la pression fiscale sur les contribuables conformes — c'est la logique même des baisses d'IR de 2025-2026 ;
  • Intégrer le secteur informel dans l'économie formelle ;
  • Simplifier les procédures et renforcer la sécurité juridique des assujettis ;
  • Converger vers une fiscalité neutre : taux d'IS unifié, harmonisation progressive de la TVA.

3.2 La trajectoire confirmée par la note circulaire 737

La DGI elle-même, dans sa note circulaire sur la LF 2026, présente les réalisations de la réforme par impôt : pour l'IS, l'unification progressive des taux avec une convergence vers un taux unifié de 20 % à l'horizon 2027 ; pour la TVA, instituée depuis 2024 autour de deux taux (20 % et 10 %) avec la généralisation de l'exonération des produits de base ; pour l'IR, la révision du barème depuis 2025 et l'exonération des retraites de base. Autrement dit : l'année 2027 est explicitement citée comme jalon dans la trajectoire de l'IS — pour l'IR, la loi-cadre pose un principe (alléger la pression sur les revenus salariaux) sans chiffrer de nouveau barème.

3.3 Ce que cela implique pour l'IR 2027

Concrètement, la loi-cadre n'impose pas de nouvelle baisse de l'IR en 2027. Elle crée un cadre : si des marges budgétaires existent — notamment grâce à l'élargissement de l'assiette et à l'intégration de l'informel — elles peuvent être redirigées vers un allègement supplémentaire. L'industrie.ma résume bien la philosophie du PLF 2027 : « accroître durablement les ressources de l'État sans augmenter significativement la pression sur les contribuables déjà intégrés au système ».

4. PLF 2027 et élections : un budget préparé par les sortants, appliqué par les entrants

Le calendrier de l'IR 2027 est dominé par une singularité : les élections législatives du 23 septembre 2026. Le budget 2027 sera donc préparé par le gouvernement Akhannouch sortant, débattu par le Parlement renouvelé, et exécuté par la nouvelle majorité. Nous avons détaillé ce mécanisme dans notre décryptage de la lettre de cadrage du PLF 2027.

4.1 Ce que dit la lettre de cadrage du 5 août 2026

La lettre de cadrage diffusée par Aziz Akhannouch le 5 août 2026 fixe le décor budgétaire : déficit à 3 % du PIB, dette autour de 65 %, croissance visée de 4,1 % en 2027, limitation stricte des recrutements publics et rationalisation des dépenses de fonctionnement. Côté fiscalité, les orientations présentées dans la programmation triennale 2027-2029 (industries.ma, 25 juillet 2026) sont :

  • Élargir l'assiette fiscale sans augmenter la pression sur les contribuables déjà intégrés ;
  • Accélérer l'intégration du secteur informel ;
  • Poursuivre la digitalisation de l'administration fiscale (déclarations électroniques, interconnexion des bases de données, contrôle par exploitation des données) ;
  • Renforcer la lutte contre la fraude et l'évasion fiscales ;
  • Poursuivre la réforme de la TVA (harmonisation des taux, remboursement accéléré des crédits) et la modernisation de la fiscalité des entreprises.

Point notable : aucune mesure nouvelle sur l'IR n'est annoncée dans ce cadrage. La priorité est à l'assiette et au contrôle, pas à un nouveau geste sur le barème.

4.2 Le coût du dialogue social, variable clé du budget 2027

Toute nouvelle baisse d'IR devra se financer dans un budget déjà chargé : le gouvernement a chiffré à 48,3 milliards de dirhams en 2026 puis 49,7 milliards en 2027 le coût global des engagements du dialogue social, qui inclut explicitement « la révision de l'impôt sur le revenu » (Médias24, 17 avril 2026 ; notre article sur la rentrée sociale 2026). Ce chiffre comprend les hausses de salaires dans la fonction publique (salaire moyen net passé de 8 237 DH en 2021 à 10 600 DH en 2025), la hausse du SMIG non agricole de 20 % à 3 422,72 DH nets depuis janvier 2026 et celle du SMAG de 25 % à 2 533,44 DH nets depuis avril 2026.

4.3 Pourquoi le résultat des urnes comptera pour votre IR

Le budget sera déposé au Parlement en octobre, après le scrutin du 23 septembre. La nouvelle majorité disposera du pouvoir d'amendement : elle pourra conserver le projet tel que préparé, l'enrichir de mesures IR (geste sur les classes moyennes, par exemple) ou au contraire le laisser en l'état. Historiquement, les années post-électorales marocaines ont plutôt été des années de continuité budgétaire. Prudence, donc : rien ne garantit une nouvelle réforme de l'IR au 1er janvier 2027.

5. Ce que réclament les syndicats pour 2027

Le dossier IR reste l'une des revendications structurantes du mouvement syndical marocain. Lors de la session d'avril 2026 du dialogue social, les centrales les plus représentatives ont remis au gouvernement un cahier de revendications dominé par le pouvoir d'achat : revalorisation des salaires, renforcement de la protection sociale et poursuite de la réforme fiscale (Lesiteinfo avec MAP, Maroc Hebdo, 17 avril 2026).

5.1 L'IR toujours en tête des revendications

La CDT (Confédération démocratique du travail) a fait de « la réforme de l'impôt sur le revenu » l'une de ses exigences centrales, aux côtés d'une augmentation générale des salaires et des retraites, dénonçant le report systématique de ces questions urgentes (IndustriALL Global Union, 2026). Le débat porte sur plusieurs pistes régulièrement évoquées par les centrales :

  • Un nouveau relèvement du seuil d'exonération, pour sortir davantage de bas salaires de l'impôt ;
  • Une baisse des taux intermédiaires (les tranches à 20 % et 30 % qui touchent la classe moyenne) ;
  • Une revalorisation des charges de famille au-delà des 600 DH actuels, voire l'introduction d'un mécanisme de quotient familial ;
  • Un meilleur alignement du barème sur l'inflation, pour éviter que les hausses de salaire nominales ne fassent glisser les contribuables vers des tranches supérieures.

5.2 Ce que répond le gouvernement

L'exécutif met en avant son bilan : lors de la session d'avril 2026, le chef du gouvernement a rappelé le coût de 8,6 milliards de dirhams de la réforme de l'IR, l'exonération de 80 % des contribuables et la progression du salaire moyen dans la fonction publique (Médias24, 17 avril 2026). Le message : la prochaine étape dépendra des marges budgétaires. Autrement dit, les demandes syndicales sont légitimes mais renvoyées à l'arbitrage du prochain budget — celui-là même qui sera voté après les élections.

6. Trois scénarios prudents pour l'IR 2027

À la date où nous écrivons (22 août 2026), aucune mesure IR n'est officiellement arrêtée pour 2027. Voici néanmoins les trois scénarios qui se dessinent, du plus probable au plus ambitieux — à prendre pour ce qu'ils sont : des hypothèses de travail, pas des annonces.

6.1 Scénario 1 — Statu quo (le plus probable à ce stade)

Le barème 2026 est reconduit à l'identique en 2027. C'est le prolongement naturel de la lettre de cadrage, qui n'annonce aucun geste sur l'IR et met l'accent sur l'élargissement de l'assiette. Conséquence pour votre paie : aucune modification des paramètres IR dans votre logiciel, et votre net à payer reste stable à brut constant. Rappel utile : le barème étant reconduit chaque année depuis 2025, rien n'oblige un changement annuel.

6.2 Scénario 2 — Geste ciblé (possible, selon les équilibres post-électoraux)

Le nouveau gouvernement profite du budget pour un geste mesuré : revalorisation des charges de famille (par exemple 600 → 700 DH par personne), ajustement de la tranche à 10 % ou de la tranche à 20 %, ou extension de l'exonération à de nouvelles catégories de revenus. Coût budgétaire estimé d'un tel geste : de l'ordre de 1 à 3 milliards de dirhams, comparable aux mesures 2026, finançable dans le cadre du déficit visé de 3 % si les recettes suivent.

6.3 Scénario 3 — Nouvelle réforme d'ampleur (peu probable à court terme)

Un nouveau chantier comparable à celui de 2025 (8,6 milliards de dirhams de manque à gagner) paraît difficile dès 2027 : le gouvernement sortant a déjà consommé la majeure partie de la trajectoire IR de la loi-cadre, les engagements du dialogue social pèsent 49,7 milliards en 2027 et le déficit doit revenir à 3 % du PIB. Ce scénario nécessiterait des recettes nouvelles substantielles — précisément l'objet de l'élargissement de l'assiette prévu par le PLF 2027.

6.4 Rappel du gain 2026 : ce que la réforme vous a déjà rapporté

Pour situer les attentes, voici les gains mensuels annoncés par le gouvernement lors du lancement de la réforme (chiffres officiels du porte-parole du gouvernement, février 2025) :

Niveau de salaire mensuelEffet de la réforme IR 2025-2026
Moins de 6 000 DHExonération totale d'IR (80 % des contribuables désormais exonérés)
10 000 DH+ 435 DH / mois de revenu disponible
20 000 DH net+ 526 DH / mois de revenu disponible
Plus de 180 000 DH/an imposablesTaux marginal ramené de 38 % à 37 %

Pour mesurer l'effet exact sur votre propre situation, utilisez notre calculateur de salaire net : il applique le barème en vigueur avec les déductions CNSS, AMO, frais professionnels et charges de famille.

7. Checklist : que faire dès maintenant, côté salarié et côté employeur ?

En attendant le vote du budget 2027, plusieurs actions utiles ne dépendent d'aucune annonce politique.

📋 Checklist salarié : vérifier que la réforme vous est bien appliquée

  • ✅ Contrôlez votre bulletin de paie : l'IR doit être calculé sur le barème 2026 (exonération jusqu'à 40 000 DH/an de revenu net imposable, taux marginal 37 %).
  • ✅ Vérifiez la déduction pour charges de famille : 600 DH par personne à charge en 2026, maximum 6 personnes (3 600 DH/an).
  • ✅ Déclarez tout changement de situation familiale (mariage, naissance) à votre employeur pour bénéficier de la déduction.
  • ✅ Si vous avez cotisé à une retraite complémentaire CIMR via votre entreprise, renseignez-vous sur l'exonération des pensions acquises depuis le 1er janvier 2026.
  • ✅ Simulez votre salaire net avec notre calculateur de salaire net pour détecter un éventuel écart de paramétrage.

📋 Checklist employeur / responsable paie : préparer 2027 sans précipitation

  • ✅ Maintenez le barème 2026 (40 000 DH / 0 % à 37 %) dans votre logiciel de paie tant qu'aucune loi n'est publiée.
  • ✅ Suivez le calendrier : lettre de cadrage (5 août 2026) → élections (23 septembre) → dépôt du PLF au Parlement (octobre) → vote avant le 31 décembre.
  • ✅ Attendez la note circulaire de la DGI sur la LF 2027 avant de modifier les paramètres IR — jamais l'inverse.
  • ✅ Prévoyez un scénario budgétaire « barème inchangé » : c'est l'hypothèse la plus probable à ce stade.
  • ✅ Contrôlez les exonérations CIMR : seules les pensions de groupe, cotisées et versées par l'employeur, sont concernées par la mesure 2026.
  • ✅ Documentez chaque changement de paramétrage dans une note interne, en cas de contrôle.

Questions fréquentes

Le barème de l'IR va-t-il changer en 2027 ?

À ce jour (22 août 2026), aucune mesure nouvelle sur l'IR n'est annoncée pour 2027. La lettre de cadrage du PLF 2027 n'en mentionne pas. Le scénario le plus probable est la reconduction du barème 2026 (exonération jusqu'à 40 000 DH/an, taux marginal 37 %). Toute annonce contraire devra être confirmée par le vote du budget au Parlement, attendu avant fin décembre 2026.

Quelle est la différence entre la réforme IR de 2025 et celle de 2026 ?

La réforme de la loi de finances 2025 a refondu le barème (seuil 30 000 → 40 000 DH, taux marginal 38 % → 37 %, charges de famille 360 → 500 DH), pour un coût de 8,6 milliards de dirhams. La loi de finances 2026 n'a pas touché aux tranches : elle a relevé la déduction famille à 600 DH par personne et exonéré les pensions CIMR de groupe.

Jusqu'à quel salaire est-on totalement exonéré d'IR en 2026 ?

Le barème exonère tout revenu net imposable jusqu'à 40 000 DH par an (environ 3 333 DH/mois). En pratique, avec les déductions (CNSS, AMO, frais professionnels), cela correspond à un salaire brut mensuel d'environ 6 000 DH pour un célibataire — le gouvernement annonce que 80 % des contribuables sont désormais totalement exonérés.

Les syndicats ont-ils obtenu une nouvelle baisse de l'IR pour 2027 ?

Non, pas à ce stade. La session du dialogue social d'avril 2026 a confirmé les revendications syndicales (salaires, pouvoir d'achat, réforme de l'IR), mais aucune nouvelle mesure IR n'a été actée. Le gouvernement renvoie l'arbitrage au budget 2027, qui sera voté après les élections législatives du 23 septembre 2026.

Le PLF 2027 sera-t-il voté avant ou après les élections ?

Après. Les élections législatives ont lieu le 23 septembre 2026, et le projet de loi de finances est déposé au Parlement en octobre. Il sera donc examiné, amendé et voté par la nouvelle majorité issue des urnes, même s'il a été préparé par le gouvernement sortant.

Que se passe-t-il si le budget 2027 n'est pas voté avant le 31 décembre ?

La Constitution prévoit un mécanisme de continuité : le gouvernement peut, par décret, ouvrir les crédits nécessaires au fonctionnement des services publics. Pour les salariés, cela n'a pas d'effet direct sur la paie : le barème de l'IR en vigueur continue de s'appliquer tant qu'une nouvelle loi n'est pas promulguée.

Où suivre les annonces officielles sur l'IR 2027 ?

Les sources à surveiller : le portail de la DGI (tax.gov.ma) pour la note circulaire de la LF 2027, le site du ministère de l'Économie et des Finances (finances.gov.ma) pour le projet de loi de finances, et le Bulletin officiel pour la promulgation. Nous mettrons à jour cet article dès qu'une mesure sera confirmée.

Sources et références

Tags :#impôt sur le revenu#IR 2027#PLF 2027#loi-cadre 69-19#fiscalité#pouvoir d'achat#dialogue social#élections 2026

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