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Fin du démarchage téléphonique en France : jusqu'à 50 000 emplois menacés dans les centres d'appels au Maroc — scénarios pour les salariés et les employeurs

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Équipe e-RH Pro
17 min de lecture
Depuis le 11 août 2026, la loi française interdit le démarchage téléphonique sans consentement préalable : 40 000 à 50 000 emplois sont menacés dans les centres d'appels marocains, dont 10 000 déjà perdus selon le syndicat. Indemnités, IPE CNSS et scénarios pour les employeurs.
Fin du démarchage téléphonique en France : jusqu'à 50 000 emplois menacés dans les centres d'appels au Maroc — scénarios pour les salariés et les employeurs
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Rédigé par

Expert ERH Pro

Expert en droit du travail & ressources humaines, Maroc

Spécialiste du droit du travail marocain avec plus de 10 ans d'expérience en gestion des ressources humaines et en conseil juridique pour les entreprises marocaines. Ses guides et analyses sont publiés sur e-RH Pro, la référence RH au Maroc.

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Trois semaines après l'entrée en application de la loi française contre le démarchage téléphonique — le 11 août 2026 —, le contrecoup atteint les centres d'appels marocains : 10 000 emplois perdus selon le syndicat du secteur, sur les ≈ 150 000 que compte l'offshoring, et des projections allant jusqu'à 50 000 postes menacés. Des enseignes françaises retirent leurs volumes, un centre ferme au Technopark de Casablanca. Quels droits pour les salariés licenciés, quels scénarios pour les employeurs et les donneurs d'ordre ? Décryptage chiffré, sans parti pris.

Cet article fait le point sur les premiers effets documentés et sur les options juridiques concrètes de chaque côté. Pour le cadre général des droits en cas de rupture, consultez nos guides indemnité de licenciement : calcul et droits et solde de tout compte ; pour le cadre législatif d'ensemble, voir notre décryptage de la réforme du Code du travail 2026 et, pour le contexte macroéconomique, le chômage au Maroc au T2 2026.

40 000 – 50 000Emplois menacés dans les centres d'appels marocains selon les projections relayées depuis mars 2026 (LeBrief, Le Monde, Ouest-France, France Inter)
10 000Emplois perdus trois semaines après l'entrée en vigueur, selon le chiffre syndical relayé par Médias24 (1er septembre 2026)
≈ 150 000Emplois dans l'offshoring marocain, dont 148 500 revendiqués en janvier 2026 par le ministère de la Transition numérique, avec 26,2 MMDH d'exportations
< 15 %Part du démarchage téléphonique dans l'activité du secteur, selon la Fédération marocaine de l'externalisation des services (FMES)

En résumé

  • La loi française du 30 juin 2025, applicable depuis le 11 août 2026, interdit le démarchage téléphonique commercial non consenti : un appel à froid n'est plus licite qu'avec un consentement préalable ou une relation contractuelle existante, et le dispositif d'opposition Bloctel cesse d'être le référentiel — la base légale est le Code de la consommation français.
  • L'exposition marocaine se chiffre en ≈ 150 000 emplois (148 500 revendiqués par le ministère de la Transition numérique, 26,2 MMDH d'exportations en janvier 2026) ; les projections de 40 000 à 50 000 emplois menacés restent des estimations de presse, la FMES évaluant le démarchage à moins de 15 % de l'activité du secteur.
  • Premiers effets rapportés début septembre : 10 000 emplois perdus selon le syndicat, fermeture d'un centre au Technopark (50 emplois) et d'une société dans le quartier Gauthier à Casablanca (≈ 100 emplois), retrait d'enseignes françaises ; à l'inverse, Outsourcia a redéployé 150 salariés en interne et prévoit 300 recrutements.
  • Pour les salariés, le licenciement collectif ouvre droit au préavis, au solde de tout compte, à l'indemnité de licenciement de l'article 53 (96 heures de salaire par année d'ancienneté pour les cinq premières années) et à la priorité de réembauchage d'un an (art. 380) ; l'IPE de la CNSS verse 70 % du salaire de référence plafonné pendant six mois, sous condition de 780 jours de cotisation sur 36 mois — inaccessible aux agents non déclarés, dont le contentieux est en cours.
  • Trois scénarios coexistent : reclassement maîtrisé vers l'inbound et le back-office (confirmé par le cas Outsourcia), érosion progressive des sites dédiés à l'outbound (premiers cas observés) ou choc sectoriel à 40 000-50 000 emplois (spéculatif à ce stade) ; l'automatisation par l'IA est un facteur aggravant distinct, déjà à l'œuvre selon Médias24.

1. Ce que dit exactement la loi française : l'interdiction du démarchage non consenti depuis le 11 août 2026

Adoptée le 30 juin 2025, la loi française encadrant le démarchage téléphonique est entrée en application le 11 août 2026. Elle introduit dans le Code de la consommation un chapitre « Consentement au démarchage téléphonique » (consultable sur Légifrance) et renverse la logique qui prévalait jusqu'ici : ce n'est plus au consommateur de s'opposer aux appels, c'est au professionnel d'obtenir son accord avant de composer le numéro.

1.1 La fin du régime d'opposition, l'avènement de l'opt-in

Jusqu'au 10 août 2026, un annonceur pouvait appeler tout numéro français non inscrit sur une liste d'opposition — le dispositif Bloctel. Depuis le 11 août, le démarchage téléphonique commercial n'est licite que si la personne appelée a consenti au préalable à être démarchée, ou si elle est déjà cliente dans le cadre d'une relation contractuelle en cours. Bloctel cesse d'être le référentiel : l'initiative passe du refus (opt-out) à l'accord préalable (opt-in).

ÉlémentAvant le 11 août 2026Depuis le 11 août 2026
Appel commercial à froidAutorisé, sauf oppositionInterdit sans consentement préalable
Logique de consentementOpt-out (liste d'opposition)Opt-in (consentement préalable)
Cas où l'appel reste possibleNuméro non inscrit sur la listeRelation contractuelle existante, consentement recueilli en amont
Appels entrants (service client, support)Non concernésNon concernés

Source(s) : Légifrance (Code de la consommation, chapitre III), service-public.gouv.fr, Legifiscal, juillet-septembre 2026.

1.2 Ce que la loi ne vise pas

Le texte cible le démarchage commercial non consenti, pas la relation client. La réception d'appels (inbound), le service client, le support technique et les activités de back-office ne sont pas concernés ; de même, les campagnes fondées sur un consentement valablement recueilli ou sur une relation contractuelle existante demeurent licites. C'est cette distinction qui structure l'analyse de l'exposition marocaine : le risque se concentre sur les volumes d'appels sortants à froid réalisés pour le compte de donneurs d'ordre français.

2. L'exposition du secteur marocain : les chiffres

2.1 Le poids de la filière : emplois, exportations, objectifs 2030

L'offshoring et les centres d'appels constituent l'un des moteurs des services exportés du Maroc. La filière revendique 148 500 emplois et 26,2 MMDH d'exportations selon les chiffres avancés en janvier 2026 par le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l'administration (Le Desk) — soit l'ordre de grandeur de 150 000 emplois repris par Le360 —, avec un objectif affiché de 270 000 emplois et de 40 MMDH d'exportations à l'horizon 2030 (drh.ma). Une dépendance forte au marché français, soulignée par France Inter, rend la filière directement sensible au droit français de la consommation.

IndicateurValeurSource(s)
Emplois dans la filière≈ 150 000 (148 500 revendiqués)Le360 (septembre 2026) ; Le Desk (janvier 2026)
Exportations annuelles26,2 MMDH (revendiquées)Le Desk (janvier 2026)
Objectif 2030270 000 emplois, 40 MMDHdrh.ma (janvier 2026)
Part du démarchage dans l'activité< 15 %FMES, via Le360 (septembre 2026)
Emplois menacés (projections)40 000 à 50 000LeBrief (mars 2026) ; Le Monde, Ouest-France, France Inter (11 août 2026)

Source(s) : presse marocaine et française citée, janvier-septembre 2026.

2.2 Ce que « menacés » veut dire : projections contre parts réellement exposées

Deux lectures s'opposent. Les alertes de mars et d'août 2026 — « jusqu'à 50 000 emplois » (LeBrief), « plus de 40 000 » (Le Monde), « entre 40 000 et 50 000 » (Ouest-France), « 50 000 » (France Inter) — raisonnent en volume d'emplois exposés à terme. La Fédération marocaine de l'externalisation des services (FMES), présidée par Youssef Chraibi (Le360), répond que le démarchage ne représente moins de 15 % de l'activité du secteur. Les 40 000 à 50 000 emplois « menacés » correspondraient donc, en première approximation, à la frange des effectifs dédiée aux appels sortants vers la France — une estimation de presse, pas une donnée officielle.

3. Trois semaines après l'entrée en vigueur : les premiers effets observés

3.1 Emplois supprimés, fermetures, retraits d'enseignes

Les premiers bilans arrivent. Selon Médias24 (1er septembre 2026), Ayoub Saoud, secrétaire de la Fédération nationale des employés et cadres des centres d'appels et des métiers de l'offshoring, avance 10 000 emplois perdus depuis l'entrée en vigueur. Le360 (4 septembre) rapporte pour sa part 10 000 emplois menacés sur les 150 000 de la filière, le retrait d'enseignes françaises et des fermetures documentées : un centre au Technopark de Casablanca (50 emplois) et une société dans le quartier Gauthier (≈ 100 emplois). Le même responsable syndical juge toutefois « trop tôt pour dresser un bilan » complet de la filière.

DateÉvénementSource(s)
Mars 2026Alerte sur « jusqu'à 50 000 emplois » menacés dans les centres d'appelsLeBrief
11 août 2026Entrée en application de la loi française ; 40 000 à 50 000 emplois menacés selon la presse françaiseLe Monde, Ouest-France, France Inter
Fin août 2026Fermeture d'un centre au Technopark (50 emplois) et d'une société à Gauthier (≈ 100 emplois)Médias24
1er septembre 2026Bilan syndical : 10 000 emplois perdus ; absence de dispositif de reconversion dénoncéeMédias24
4 septembre 2026FMES : démarchage à moins de 15 % de l'activité ; agents non déclarés sans indemnités CNSS, contentieux en coursLe360
9 septembre 2026« Le véritable risque serait de vouloir défendre à tout prix les métiers les plus basiques » (Youssef Chraibi)TelQuel

Source(s) : LeBrief, Le Monde, Ouest-France, France Inter, Médias24, Le360, TelQuel, mars-septembre 2026.

3.2 Le contre-exemple Outsourcia : le reclassement interne

Tous les opérateurs ne licencient pas. Le groupe Outsourcia a redéployé en interne les 150 salariés affectés aux campagnes de démarchage, sans enregistrer de licenciement lié à la loi française, et prévoit 300 recrutements sur d'autres activités (Médias24). La bascule s'opère vers la relation client entrante, le back-office et les services à plus forte valeur ajoutée. C'est la stratégie que résume Youssef Chraibi, dirigeant du groupe : « Le véritable risque serait de vouloir défendre à tout prix les métiers les plus basiques » (TelQuel, 9 septembre 2026).

3.3 Les angles morts : agents non déclarés, reconversion, IA

Trois sujets restent sous-contrôlés. D'abord, les agents non déclarés relevés par la presse ne bénéficient d'aucune indemnité CNSS en cas de perte d'emploi, et des actions en justice sont en cours (Le360). Ensuite, le syndicat dénonce l'absence de dispositif de reconversion pour les téléconseilleurs dont le métier disparaît (Médias24). Enfin, l'automatisation par l'intelligence artificielle constituait déjà, indépendamment de la loi française, un facteur de suppression d'emplois dans le secteur, y compris dans les grandes entreprises (Médias24).

Pourquoi cela compte pour votre fiche de paie : en cas de licenciement dans un centre d'appels, vos droits dépendent de deux vérifications immédiates — votre ancienneté, qui détermine le préavis et l'indemnité de licenciement (article 53), et votre régularité d'affiliation à la CNSS, qui conditionne l'indemnité de perte d'emploi. Les agents non déclarés signalés par la presse n'ont droit, eux, à aucune de ces protections.

4. Scénarios et options juridiques : salariés, employeurs, donneurs d'ordre

4.1 Salariés : le socle de droits en cas de licenciement collectif

La suppression de postes pour motif économique est encadrée par les articles 378 à 380 du Code du travail : consultation du comité d'entreprise ou des délégués des salariés, procédure contradictoire, information du gouverneur de la préfecture ou de la province concernée (art. 379) et priorité de réembauchage pendant un an à compter de la rupture (art. 380). Le salarié licencié dans ce cadre perçoit l'ensemble des composantes suivantes :

ComposanteRègle applicableRéférence
Solde de tout compteHeures travaillées non payées et congés payés non prisCode du travail
Indemnité compensatrice de préavisDe 8 jours à 3 mois selon l'ancienneté et la qualificationCode du travail, art. 66 et suivants
Indemnité de licenciement96 heures de salaire par année d'ancienneté pour les 5 premières années, puis 144 h (6-10 ans), 192 h (11-15 ans) et 240 h au-delà ; due dès 6 mois d'anciennetéCode du travail, art. 53
Priorité de réembauchagePriorité pendant un an à compter de la date de ruptureCode du travail, art. 380
Indemnité de perte d'emploi (IPE)70 % du salaire mensuel moyen des trois derniers mois, plafonnée, versée pendant 6 mois au maximumRégime CNSS

Source(s) : Code du travail marocain (loi n° 65.99) et documentation du régime CNSS — calculs détaillés dans notre guide indemnité de licenciement : calcul et droits.

L'IPE mérite une attention particulière. Elle suppose une perte d'emploi involontaire (un licenciement économique ouvre droit ; une démission, non) et 780 jours de cotisation au cours des 36 mois précédant la rupture, dont 260 jours au cours des 12 derniers mois. La demande, établie sur le formulaire dédié de la CNSS, doit être déposée dans un délai de 60 jours suivant la fin du contrat — un délai court, souvent négligé. Pour les agents non déclarés, aucun de ces filets n'existe : leur seul levier est l'action en justice contre l'employeur pour travail non déclaré, contentieux déjà engagé selon Le360.

4.2 Employeurs et donneurs d'ordre : reclassement, montée en gamme, conformité

Le cas Outsourcia démontre qu'un redéploiement interne est possible lorsque la diversification existe déjà. Pour les opérateurs dont l'activité est concentrée sur l'outbound à froid, la feuille de route comporte quatre chantiers : la cartographie des campagnes par nature juridique (consenties, non consenties, relation client existante) ; la renégociation des clauses de volume avec les donneurs d'ordre ; la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences pour orienter les téléconseilleurs vers l'inbound, le back-office et les métiers de la donnée, en s'appuyant sur la formation professionnelle (OFPPT, formation continue) ; et la sécurisation de la procédure de licenciement économique — son non-respect (art. 379) expose l'employeur à des dommages-intérêts pour licenciement abusif (art. 41). Pour les donneurs d'ordre, l'arbitrage se joue entre réduction des volumes outbound, bascule vers des activités licites et accompagnement social des effectifs concernés.

La position de la FMES — défendre la montée en gamme plutôt que « les métiers les plus basiques » — dessine la trajectoire probable : une contraction de l'emploi peu qualifié et une demande croissante pour les profils relation client, multilingues et techniques.

4.3 Trois scénarios pour la filière à horizon 2027

ScénarioHypothèseEffet sur l'emploiStatut
A. Reclassement maîtriséBascule des effectifs vers l'inbound, le back-office et les services à valeur ajoutée, sur le modèle du redéploiement chez Outsourcia (150 salariés reclassés, 300 recrutements prévus)Perte nette limitée ; tensions de recrutement sur les profils qualifiésConfirmé par les sources (cas isolé à ce stade)
B. Érosion progressiveRetrait d'enseignes supplémentaires et fermetures ciblées de sites dédiés à l'outbound, à l'image du Technopark et de GauthierEmplois supprimés au rythme des volumes français perdusPremiers cas observés ; ampleur inconnue
C. Choc sectorielEffondrement de l'outbound vers la France, aggravé par l'automatisation par l'IA déjà à l'œuvre dans les grandes entreprises40 000 à 50 000 emplois détruits (projections initiales)Spéculatif à ce stade — non confirmé par les premiers retours

Source(s) : Médias24 (1er septembre 2026), Le360 (4 septembre 2026), Le Monde et France Inter (11 août 2026).

Pourquoi cela compte pour votre fiche de paie : dans le scénario A, l'essentiel des effectifs est réaffecté et les fiches de paie changent d'intitulé plus que de montant ; dans les scénarios B et C, le niveau des indemnités perçues au moment de la rupture — préavis, article 53, IPE — devient la variable clé du revenu de transition. Le simuler à l'avance, c'est gagner plusieurs mois de visibilité financière.

⚠️ Salariés des centres d'appels : sécurisez vos preuves dès maintenant. L'IPE de la CNSS exige 780 jours de cotisation sur les 36 derniers mois et une demande déposée dans les 60 jours suivant la rupture. En cas de licenciement, estimez vos droits avec notre calculateur d'indemnité de licenciement et notre simulateur de solde de tout compte.

💰 Employeurs : chiffrez un plan de départs avant de décider. Un licenciement collectif mal instruit (art. 379) expose à des dommages-intérêts pour licenciement abusif ; simulez d'abord le coût complet des départs avec notre calculateur d'indemnité de licenciement, puis documentez la procédure.

Questions fréquentes

La loi française interdit-elle tous les appels émis depuis le Maroc ?

Non. Seul le démarchage commercial non consenti est visé : l'appel à froid d'un prospect sans consentement préalable ni relation contractuelle existante. La réception d'appels (service client, support technique), le back-office et les campagnes fondées sur un consentement valable ne sont pas concernés.

Combien d'emplois sont réellement menacés dans les centres d'appels marocains ?

Les projections relayées depuis mars 2026 tablent sur 40 000 à 50 000 emplois (LeBrief, Le Monde, Ouest-France, France Inter). Trois semaines après l'entrée en vigueur, le syndicat du secteur avance 10 000 emplois perdus (Médias24), tandis que la FMES évalue le démarchage à moins de 15 % de l'activité. Aucune statistique officielle n'a été publiée à ce jour.

Qu'obtient un téléconseiller licencié pour motif économique ?

Le solde de tout compte (heures et congés dus), l'indemnité compensatrice de préavis (de 8 jours à 3 mois), l'indemnité de licenciement de l'article 53 — 96 heures de salaire par année d'ancienneté pour les cinq premières années — et une priorité de réembauchage d'un an (art. 380).

Qui a droit à l'indemnité de perte d'emploi de la CNSS ?

Les salariés ayant perdu involontairement leur emploi et justifiant de 780 jours de cotisation au cours des 36 derniers mois, dont 260 jours au cours des 12 derniers. L'indemnité s'élève à 70 % du salaire mensuel moyen des trois derniers mois, plafonnée, versée pendant 6 mois au maximum ; la demande doit être déposée dans les 60 jours suivant la rupture.

Les activités inbound et back-office sont-elles aussi menacées ?

Pas par la loi française elle-même, qui ne vise que le démarchage non consenti. En revanche, l'automatisation par l'intelligence artificielle constitue un facteur distinct de suppression d'emplois, déjà à l'œuvre dans les grandes entreprises du secteur selon Médias24 — la montée en gamme des compétences est la parade identifiée par la FMES.

Sources et références

Pour approfondir sur e-RH Pro : indemnité de licenciement : calcul et droits, solde de tout compte, réforme du Code du travail 2026 et chômage au Maroc : le T2 2026 en données.

Transparence : les chiffres d'emploi présentés dans cet article sont ceux rapportés par la presse marocaine et française au 29 septembre 2026 ; le bilan de 10 000 emplois perdus est un chiffre syndical, non une statistique officielle, et les projections à 40 000-50 000 emplois restent des estimations. ERH suivra chaque jalon de ce dossier, avec des mises à jour chiffrées dès parution de nouveaux bilans de la filière ou de données officielles.

Tags :#centres d'appels#offshoring#démarchage téléphonique#licenciement#CNSS#code du travail#RH
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